Le bien-être des jeunes trans un phénomène clinique

Rouleau, A.

Rapport de stage, 55 p.

2017

Les jeunes trans sont exposés à un risque accru de subir des victimisations et judiciarisations de tous types, en plus d’être surreprésentés parmi les populations toxicomanes, itinérantes, ou œuvrant dans l’industrie du sexe. Compte tenu de ces facteurs d’exclusion sociale, il n’est pas étonnant que les trois quarts de ces jeunes aient déjà eu des idéations suicidaires, et que près de la moitié aient fait des tentatives. Sachant que les jeunes trans constituent une population vulnérabilisée et marginalisée, il est crucial d’augmenter leur bien-être à l’aide d’interventions adaptées à leurs besoins. Il existe une variété de pratiques visant à augmenter le bien-être des jeunes trans. Par exemple, au niveau individuel et clinique, les psychothérapies et les soins endocrinologiques favorisent l’adéquation entre le genre et le corps. Sur le plan social, les interventions auprès de la famille et de la communauté peuvent promouvoir les droits et besoins des jeunes trans afin d’atténuer et même prévenir les facteurs d’exclusion. Plus largement, les pratiques peuvent s’inscrire dans trois approches d’intervention : l’approche trans-affirmative, qui soutien et encourage l’exploration du genre ; l’approche du wait and see, qui soutien sans encourager ni décourager ; l’approche corrective, qui décourage l’exploration du genre. Bien qu’une panoplie de pratiques transdisciplinaires soient discutées dans la littérature, il n’existe pas de consensus quant aux mesures et approches devant guider l’intervention auprès de cette population.

Compte tenu de ces débats, cette étude compare les pratiques d’intervention auprès des personnes trans mineures afin d’identifier les meilleures pratiques. Afin de répondre à l’objectif de recherche, une revue systématique de la littérature scientifique et grise (2011-2017) a été complétée.

trans, youth, intervention

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